Depuis 2010, La Maison des Enfants agit au Cameroun et dans le monde pour que chaque orphelin, enfant défavorisé et personne âgée défavorisée soit entouré, soutenu et traité avec dignité.
Je m'appelle Arlette Come, d'origine camerounaise. Depuis 30 ans, je vis à Saint-Genis-Pouilly, une commune de 15 000 habitants et plus de 100 nationalités, dans le pays de Gex, à la frontière suisse. J'y suis arrivée par amour : le 19 janvier 1996, j'épousais mon mari Gabriel. Mère de quatre enfants, je me suis très vite investie dans la vie associative locale (Croix-Rouge, Restos du Cœur, associations de parents d'élèves), portée par 15 années passées dans la santé publique au Cameroun.
Entre 2006 et 2009, lors de séjours au Cameroun, je découvre qu'un prêtre d'un village proche de Yaoundé accueille chez lui des enfants vulnérables, souvent orphelins, venus de tout le pays sur la seule rumeur de sa bonté. Touchée, je filme leurs histoires et les fais découvrir aux quatre paroisses de mon groupement en France. L'émotion est immense : les paroissiens acceptent de parrainer ces enfants, à condition que je retourne sur place recenser leurs origines et leurs besoins. Pendant plusieurs années, avec le soutien de ce réseau paroissial, nous développons un verger, un poulailler, un étang et une boutique pour couvrir leurs besoins alimentaires et scolaires.
Après sept ans d'engagement bénévole, je décide de créer ma propre structure. Je réunis mes quatre enfants pour leur exposer la situation : à l'unanimité, ils acceptent d'en devenir les piliers. C'est ainsi que naît en 2010 l'association, dont le nom d'origine, NDA BOAN, signifie « la maison des enfants ». Je suis présidente-fondatrice, mes enfants trésorier, secrétaire et membre-donateur.
En 2008, avec l'accord du prêtre, nous lançons la construction d'un véritable orphelinat, l'orphelinat NDA BOAN, dans la banlieue de Yaoundé, pour que ces enfants grandissent enfin sous un même toit, comme une fratrie. Une fois adultes, nous les aidons à s'insérer : micro-entreprises, cabines téléphoniques, petit restaurant. L'un d'eux, devenu ingénieur diplômé de Grenoble, dirige aujourd'hui notre projet de verger. Ces liens tissés dans l'enfance perdurent : les anciens du foyer se retrouvent encore aujourd'hui entre eux, comme une vraie famille.
Sans subvention publique, l'association vit de ses propres moyens : traiteur de cuisine camerounaise, vente d'artisanat rapporté du Cameroun, dons ponctuels des membres. Nos actions dépassent le seul orphelinat d'origine : dons de matériel médical pendant le Covid, soutien lors du conflit russo-ukrainien, et l'ambition, à terme, d'essaimer vers d'autres pays d'Afrique (Gabon, Centrafrique, Guinée équatoriale, Congo-Brazzaville, Tchad...).
« Nous ne remplaçons pas une famille : nous offrons à ces enfants un cadre de vie stable, avec bienveillance et sans jugement. »
La Maison des Enfants est née d'un constat simple : au Cameroun comme ailleurs dans le monde, de nombreux enfants orphelins ou défavorisés, ainsi que des personnes âgées défavorisées, se retrouvent sans soutien pour grandir, se soigner, se former ou simplement vivre dignement. Notre association a été créée pour leur apporter un accompagnement concret, humain et durable.
Nous croyons qu'un enfant accompagné, scolarisé et formé a toutes les cartes en main pour s'épanouir, et qu'une personne âgée entourée et soutenue peut vivre ses dernières années dans la dignité. C'est pourquoi nous mobilisons des bénévoles, des partenaires et des donateurs en France autour d'un même projet : offrir à chacun un cadre de vie stable et un avenir plus serein.
En avril 2026, nous avons fait don de fauteuils roulants, tablettes pour malvoyants et cannes blanches à un foyer de 50 enfants malvoyants, aveugles et autistes de Yaoundé.
Nous préparons aujourd'hui la fourniture de matériel scolaire pour la rentrée 2026-2027, ainsi qu'un projet de forage d'eau publique pour soulager les mamans qui doivent parcourir de longues distances pour s'approvisionner.
Un accueil sans jugement, à l'écoute de chaque enfant, de chaque aîné et de son histoire.
Des bénévoles fidèles et formés, présents sur la durée auprès des enfants et des aînés que nous accompagnons.
Une gestion rigoureuse et des comptes rendus réguliers à nos adhérents et donateurs.
Un partenariat de terrain solide au Cameroun et dans le monde, au plus près des besoins réels des personnes que nous accompagnons.
Lors de séjours au Cameroun, Arlette Come découvre un prêtre qui recueille des enfants vulnérables près de Yaoundé et commence à mobiliser son réseau paroissial en France.
Les enfants jusque-là hébergés séparément dans des familles bénévoles sont réunis sous un même toit, dans la banlieue de Yaoundé.
Arlette Come fonde l'association avec ses quatre enfants, sous le nom d'origine NDA BOAN, « la maison des enfants ».
Collecte et envoi de produits de première nécessité pour bébés, en manque durant la période Covid.
Premiers dons hors Cameroun (conflit russo-ukrainien) et ambition affirmée d'étendre l'action à d'autres pays d'Afrique.
Don de fauteuils roulants, tablettes et cannes blanches à un foyer de 50 enfants malvoyants, aveugles et autistes de Yaoundé ; préparation de la fourniture de matériel scolaire 2026-2027 et d'un projet de forage d'eau publique.
À l'origine du projet associatif, elle coordonne les partenariats et la vie de l'association.
Garantit une gestion saine et transparente des ressources de l'association.
Assurent le suivi administratif et la coordination avec nos partenaires de terrain au Cameroun et dans le monde.
10 membres bénévoles au total, investis en France dans la collecte de fonds, l'envoi de matériel et les événements de l'association.